Le royaume, dans la continuité de Gibraltar, est l’une des plus importantes destinations de voyages en Afrique du Nord. Le pays est aimé par les touristes allemands pour sa stabilité politique et la diversité des expériences qu’il propose – la plage, les montagnes, la ville ou la nature, tout est disponible au Maroc. En plus le climat méditerranéen agréable attire chaque année environ dix millions de voyageurs. Le pays d’Afrique du Mord gagne des partenariats commerciaux significatifs.

Ainsi il marque des points avec de bonnes infrastructures déjà disponibles et une volonté de modernisation du gouvernement et du roi Mohamed VI. Sa proximité avec l’Europe et ses bas coûts de production sont avantageux. Certes le pays a pour l’instant un bilan négatif sur le commerce extérieur – c’est-à-dire que les coûts des importations sont supérieurs aux recettes des exportations –mais son déficit diminue progressivement.

Ca contribue également à soutenir l’agriculture marocaine. Ainsi le royaume était le premier partenaire non- européen de l’Allemagne pendant la semaine écologique en Janvier 2016 lors de la foire agricole à Berlin. La princesse royale Lalla Meryem et Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche en haute mer au Maroc sont venus en visite à la foire.

Les produits exotiques marocains sont particulièrement appréciés. Actuellement l’huile d’Argan est très consommée par les Allemands. – comme ingrédient de cuisine, comme miracle anti-âge en cosmétique ou même comme médicament en médecine douce. Pour un litre d’huile de sésame de baies jaunes on paie dans ce pays environ 100euros. C’est cinq à dix fois ce qu’on aligne pour une bonne huile d’argan.

Les produits de la pêche jouent aussi un grand rôle dans le commerce marocain avec l’Allemagne. Là-bas on ne va pas seulement pêcher soi-même mais on travaille ensuite les produits de la mer. Les consommateurs critiquaient beaucoup jusque-là les pratiques des grandes firmes qui acheminaient les crabes de mer du Nord par avion vers le Maroc pour les faire décortiquer pour pas cher et les renvoient vers l’Europe. La branche se défend en disant que jusque-là il n’y avait pas de solutions mécaniques et qu’ils offraient du travail à environ 1000 femmes au Maroc.

En ce moment le royaume se trouve à la croisée des chemins. L’économie agricole se divise en millions de petits paysans d’un côté et grosses entreprises industrielles de l’autre. Le « Plan Maroc vert » devait aider les pauvres depuis 2008. Avec ca le gouvernement poursuit son but de rénovation de l’agriculture, de construction d’une industrie de transformation moderne et dans le même temps son engagement de développement des campagnes – les résultats seront observables durant les années à venir.

L’industrie d’exportation allemande en profite déjà de toute façon. Les subventions massives et variées du gouvernement marocain conduisent à ce que les grosses machines telles que les tracteurs et les moissonneuses-batteuses soient utilisées et qu’elles puissent ensuite être vendues en Allemagne. Les investissements se lient également avec les énergies renouvelables des deux pays. Le Maroc apporte des conditions bon marchées pour la production du vent et de l’énergie solaire. Les firmes allemandes sont comme des prestataires de service, elles développent les projets et les livrent sur place.

Il y a des développements positifs dans le domaine des droits du citoyen, de la liberté d’expression et de la liberté de la presse. En 2012 le Maroc est allé plus loin vers les droits de l’homme en créant
le Conseil National pour les droits de l’homme (CNDH). Il agit de façon indépendante et a le droit, de faire des propositions au roi pour améliorer les droits de l’homme. Il exerce des effets sur le droit.

Mais malgré tout ça il y a encore des poursuites pénales de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme qui émettent des critiques contre les autorités gouvernementales. Le conflit est toujours latent en ce qui concerne les droits de la population du Sahara occidentale, territoire divisé, et l’image des bagarres avec les réfugiés des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla font régulièrement le tour du monde. La Maroc reste un pays des extrêmes – mais ce qui fait que son économie avance ce sont les visions positives que ce pays parvient à développer quant à son avenir.